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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 20:40

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  • 24 jours
  • 4 500 km de route
  • 80 heures de bus
  • 7 destinations

24 jours. Je pensais que c'était suffisant pour découvrir la Turquie, et pouvoir à la fin du voyage avoir une idée sur ce pays. Je me trompais. On me l'a fait remarquer -à raison - lors du 23ème jour. Je discutais avec un gars sur mes impressions de voyages toutes fraîches, en lui faisant part de mes conclusions forcément hâtives, il m'a répondu: "tu es comme tous les touristes, tu voyages avec un sac à dos pendant un mois et sous prétexte de voyager tu crois avoir tout vu. Mais ça ne suffit pas pour connaître la Turquie et les Turcs."

Il avait évidemment raison. Aujourd'hui encore je ne sais rien de la Turquie ni des Turcs. 24 jours sont à peine suffisants pour visiter un quart des principaux sites du pays, alors pour le connaître...

Peut-être ai-je à peine une idée du cadre, mais de la peinture je ne sais rien.

Toutefois, je peux essayer de m'avancer en disant qu’au centre de cette peinture figure un portrait de Mustafa Kemal (Atatürk), père de la nation laïc que nous connaissons aujourd'hui, omniprésent dans chaque maison, échoppe, auberge, et dont l'influence a été fondamentale. Personnage qui jouit encore aujourd'hui d'un culte de la personnalité à rendre jaloux nos dictateurs européens d'antan, oubliés et justement dénigrés. Un exemple : parler mal de Atatürk est un délit qui mène droit en prison.

Cette peinture est probablement divisée en deux parties bien distinctes : Ouest (Turc, riche et moderne), et Est (Kurde, Arabe, pauvre et politiquement instable). Divisée entre un progressisme exaspéré (chez certains jeunes dans les métropoles de l'Ouest) et un bigotisme fanatique (dans certaines zones de l'Est).

Mais vu que de la peinture je ne saurais dire plus, parlons du cadre, qui par ailleurs est magnifique.

Part I - Istanbul

Part II - Cappadoce

Part III - Kurdistan

Part IV - Côte méditerranéenne

Part V - Mer Égée

 

Istanbul

Istanbul est - à défaut d'être la capitale de la Turquie - indiscutablement une des capitales du monde. 12 millions d'habitants intra-muros (c'est le troisième centre municipal du monde après Mumbai et Shanghai), 2500 ans d'histoire, influences européennes, moyen-orientales, africaines, asiatiques. Il y a trop de choses à voir à Istanbul pour pouvoir en dire quoi que ce soit dans un article. Je vais donc glisser sur les visites des sites touristiques et parler des sensations. Car dans un voyage, il est certes important de voir le plus de choses possible, mais il est aussi fondamental d'essayer de capturer l'essence d'un lieu, les sentiments que la ville dégage.

 

Dès le début, l'objectif du voyage en Turquie était clairement Istanbul. Pas pour les 2 500 ans d'histoire, pas pour les influences Greco romaines ni pour celles romano byzantine. Pas pour l'Hagia Sophia (Sainte Sophie), la mosquée bleue ou le pont de Galata. Pas pour Sultanahmet, Beyoglu, Fatih ou Besiktas. À vrai dire, je n'avais aucune idée de tout ça avant de partir. Je voulais aller à Istanbul parce que j'étais attiré par l'atmosphère autour de cette ville, pour les émotions que suscitent des noms comme Byzance, Constantinople, ou Istanbul dans la culture populaire, pour cette aura que seules quelques villes au monde possèdent. C'est subjectif, mais j'ai l'impression que cet avis est partagé par tous. Que ce soit dans les livres d'histoires ou dans les contes pour enfants, Istanbul à toujours représenté pour moi la porte d'entrée vers l'autre monde, celui que nous ne connaissons pas, celui qui suscitait les récits et les mythes les plus extravagants et fantaisistes. Istanbul avait, dans la tête de l'écolier que j'étais, quelques choses de magique.

De ce côté-là, je n'ai pas été déçu. Istanbul est réellement magique. Imaginez une ville colossale, qui s'étend sur la pointe orientale de l'Europe, avec en face, à quelques centaines de mètres : l'Asie, majestueuse, avec toutes ses merveilles, ses peuples, ses religions. Istanbul se devait, de par sa position géographique, d'être magnifique. Imaginez des mosquées, des églises, des églises transformées en mosquées, puis en églises, puis en mosquées. Imaginez des Stambouliote aux yeux bleus et à la chevelure dorée, d'autres au teint brun et aux yeux noirs. Imaginez des femmes voilées, discutant au Fast Food avec des camarades en jupes. Imaginez une ville vivante, en perpétuelle évolution, vibrante et pétillante comme aucune ville en Europe, sauf Berlin la martyrisée.

Chaque civilisation a laissé à Istanbul une strate culturelle, ce sont ces vestiges immatériels et intemporels, ancrés à jamais dans la ville, qui donnent aujourd'hui aux voyageurs que nous sommes une ville qui respire l'Histoire, la culture, la vie.

 

Ces trois jours ont été intenses, aussi bien de par les visites aux monuments que socialement, mais il est temps d'aller vers la prochaine étape: Gorëme, kapadokia. 12 heures de bus (mieux vaut voyager la nuit, ça fait économiser une nuit d'hôtel et le temps passe plus vite sur la route!)

 Video: photos du voyage et BO auto produite!

 

 

Photos:

  • - Le pont de Galata avec ses pêcheurs et les bars au niveau inférieur
  • - Hagia Sophia (Sainte Sophie)
  • - La Mosquée bleue (Sultanahmet Camii)

  Auberge: World House Hostel


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Published by UcCaBaRuCcA - dans Voyages
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commentaires

UcCaBaRuCcA 05/08/2010 14:31



Oui la Turquie est un pays laïc, avec une population majoritairement Musulmane, comme d'autre pays Européens, l'Albanie et la Bosnie. La religion n'est donc pas une entrave au rapprochement de la
Turquie avec l'UE.


Pour ce qui est de la divergence entre la Turquie occidentalisé et la Turquie de l'est, je crois que dans de nombreux pays européens ont peut voir une telle dicotomie. Peut etre à peine moins
marqué, il est vrai, mais prenons par exemple en Italie Turin et Crotone en Calabre, prenons Barcelone et Ceuta. Sans  parler des pays de l'Est. Donc oui, effectivement il y a des disparité
économiques en Turquie, mais elles sont surtout dus à un manque de volonté politique (le gouvernement ne construit pas de route ni d'infrastructure à l'est) et à des problémes ethniques (Kurde,
frontiere Iraquienne, PKK).


Pour terminer, je te corrige sur un point: comme dans tous les pays developpés, la Turquie est composé majoritairement de citadins (et non pas de ruraux comme beaucoup le croient), le taux
d'urbanisation est de 70% (82% en France)! La Turquie c'est donc avant tout des citadins. Il faut faire attention à la vision des Turcs que nous avons, basé sur les immigrés ou fils d'immigré que
l'on peut connaitre. C'est une vision faussé, la plupart des emigré Turcs viennent des zones les plus pauvres de l'Est. Ils sont représentatif d'une réalité, certes, mais pas de tout le pays.



simsalatrim 01/08/2010 19:33



Difficile de juger un pays comme la Turquie. Majoritairement musulman, à la fois ancré en europe et dans l'Asie mineure. Le meilleur moyen de s'en faire une idée, est celui d'y aller justement.
Mais toi qui a voyagé, comment juges-tu cette Turquie "Istanboulienne" (moderne et ouverte sur le monde), et cette autre turquie, celle des campagnes, où, d'après ce que j'ai cru comprendre,
l'Italie du Sud est New-York en comparaison? (Sachant que la Turquie c'est surtout des bleds, je m'interroge sur la capacité à ce pays d'aborder le virage européen).



UcCaBaRuCcA 05/08/2010 14:31



Oui la Turquie est un pays laïc, avec une population majoritairement Musulmane, comme d'autre pays Européens, l'Albanie et la Bosnie. La religion n'est donc pas une entrave au rapprochement de la
Turquie avec l'UE.


Pour ce qui est de la divergence entre la Turquie occidentalisé et la Turquie de l'est, je crois que dans de nombreux pays européens ont peut voir une telle dicotomie. Peut etre à peine moins
marqué, il est vrai, mais prenons par exemple en Italie Turin et Crotone en Calabre, prenons Barcelone et Ceuta. Sans  parler des pays de l'Est. Donc oui, effectivement il y a des disparité
économiques en Turquie, mais elles sont surtout dus à un manque de volonté politique (le gouvernement ne construit pas de route ni d'infrastructure à l'est) et à des problémes ethniques (Kurde,
frontiere Iraquienne, PKK).


Pour terminer, je te corrige sur un point: comme dans tous les pays developpés, la Turquie est composé majoritairement de citadins (et non pas de ruraux comme beaucoup le croient), le taux
d'urbanisation est de 70% (82% en France)! La Turquie c'est donc avant tout des citadins. Il faut faire attention à la vision des Turcs que nous avons, basé sur les immigrés ou fils d'immigré que
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