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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 10:56

maillotfrance.jpg Le spectacle offert par les bleues en équipe de France restera dans les annales comme un des plus grands échecs sportifs français. Depuis la défaite contre le Mexique, les langues se délient, les rivalités ressortent au grand jour, l'incompétence règne, faisant les choux gras de la presse qui, à juste titre, tire à boulet rouges sur une bande d’incapables censés porter les couleurs de leur patrie…

Insultes, mauvaise ambiance, blacks contre blancs, refus de s’entrainer, résultats catastrophiques…Comment a-t-on pu en arriver là? Pas de doute, la faute est collective, et chaque membre de l’organigramme, qu’il s’agisse des joueurs, de l’entraineur ou des cadres de la fédération, va y prendre pour son grade dans les lignes suivantes, selon un ordre croissant de responsabilité établi par mes soins.


A commencer par la fédération française de football, et notamment son président, Jean-Pierre Escalettes. Soutient indéfectible du sélectionneur Raymond Domenech, Escalettes a tout fait pour que ce dernier garde les rênes de l’équipe, refusant de prêter attention aux signaux d’alerte, pourtant nombreux, ressortis après la débâcle de l’euro 2008. Or, déjà à l’époque, les noms de Laurent Blanc ou Didier Deschamps circulaient avec insistance comme plausibles remplaçants. Mais niet, même jouer, joue encore. Les bonnes intentions d’Escalettes ne sont pas en cause. L’homme a toujours voulu le mieux pour le sport français, il suffit de voir sa croisade contre ceux qui ne respectent pas l’hymne national pour se rendre compte qu’il prend sa mission très à cœur. En revanche, son manque de jugeote (au mieux), ou son incompétence (au pire), ne peuvent qu’être soulignés. Président de la plus haute instance française de football, il doit prendre l’entière responsabilité de ce qu’il se passe, et donc, en assumer les conséquences. Quand une crise prend des proportions pareilles et oblige même la Ministre des sports Roselyne Bachelot à jouer les pompiers de service, il y a des questions à se poser. Et Escalettes devrait s’en poser.

 

Suivant sur la liste, Domenech bien sûr. Je n’ai jamais apprécié le personnage, arrogant dans ses discours avec les journalistes, dénué de charisme, et, comme nous avons désormais pu le voir depuis dimanche dernier, dénoué de tout honneur. Se rabaisser comme il l’a fait, en lisant le message d’une « équipe » qui n’a pas le courage d’avouer elle-même qu’elle ne s’entrainera pas, est proprement scandaleux. Après six ans à la tête de l’équipe de France, et alors qu’il s’apprête à « diriger » son dernier match mardi face à l’Afrique du Sud, l’heure est au bilan. Pas si mauvais diront certains (il a qualifié la France à partir des éliminatoires pour trois grands championnats (2006, 2008, 2010), catastrophique à mon sens. L’histoire ne retient que les vainqueurs et lui n’en est pas un. Cet homme n’est pas un leader. Il n’a pas su mettre au pas les trois ou quatre caïds (Ribéry, Anelka, Evra…), qui ont mis une mauvaise ambiance au sein de l’équipe. Lâche et laxiste, il a cru que ces trois personnages (qui ne savent même pas aligner correctement deux mots de français en conférence de presse) allaient devenir les nouveaux cadres de l’équipe, héritiers des Zidane, Deschamps et autres Blanc de l’épopée 98. Erreur. Magistrale même. Croire que des gamins comme Ribéry ou Anelka pouvaient avoir ne serait-ce que 10% de la jugeote de ces anciennes stars du football c’est faire preuve d’une rare incompétence. Le rôle d’un entraineur est de créer un groupe, de tuer dans l’œuf les divisions et les hostilités entre les différents personnages afin d’offrir à son pays une équipe qui jouera comme un seul homme sur le terrain. Domenech n’a jamais sur faire cela. Peut-être a-t ’il essayé, peut-être s’est-il fait surprendre par la prise de pouvoir de certains pseudos-cadres à l’égo surdimensionné, peut-être a-t ‘il lui-même eu peur pour soi… Dans tous les cas, son échec est total. Son groupe, son équipe de France n’aura été qu’une chimère. Le comble de l’humiliation a été atteint dimanche quand il a dû rendre compte de la mutinerie des joueurs. A ce moment-là, j’ai (presque) eu de la peine  pour lui. Devoir céder à ce point devant les caprices d’une bande d’enfants gâtés, ne pas avoir le droit de monter dans le bus avec eux, manquer à ce point d’autorité, c’est trop. Domenech, il est enfin temps que tu partes, pour l’équipe, pour le sport français, mais surtout pour toi.

 

 

Les enfants gâtés. Parlons-en justement. Quel Français n’a pas rêvé au moins une fois dans sa vie de porter les couleurs de l’équipe de France. Cet honneur, certains y ont accès. Mais ils le bafouent, le salissent, le pourrissent. Par leurs caprices, leurs petites phrases, leur façon de parler, d’agir, et surtout, de pratiquer le football, ils font honte à leur pays. Aux amateurs de football, aux enfants qui rêvent devant leurs exploits, aux personnes qui veulent s’unir dans un moment de fraternité… Anelka, l’enfant terrible du football français, ne mérite pas sa place en équipe de France. Même un escargot court plus vite que lui et mouillerait plus son maillot sur un terrain. Ribéry, qui assure « beaucoup aimer Yoann Gourcuff », ne lui passe jamais un ballon. La coupe du monde est pour lui une tribune personnelle où il veut montrer ses prétendus talents de dribbleur et de buteur (pas vus encore…). Evra, capitaine de l’équipe de France (là on rigole), et qui devrait donner l’exemple, s’entête à affirmer que le problème n’est pas Anelka mais le « traître » qui a trahi le groupe. Comme dans les cités, le coupable est innocent et la « balance » doit être éliminée. C’est ça l’équipe de France d’aujourd’hui. Elle est à l’image de quelques banlieues difficiles (pas toutes, quelques). Certains caïds font régner le désordre, empêchant ceux qui veulent travailler correctement de faire le boulot. Elle est à l’image de tous les Ribéry qui se placent en fervents défenseurs d’une pseudo-morale religieuse alors qu’ils sont les premiers à se taper la jeune prostituée du coin. Elle est à l’image d’Anelka et de ces joueurs qui ne mouillent pas leur maillot tout simplement car ils n’en ont rien à foutre. Pourris par l’argent, enivrés par leur ego et leur image de superstar, ils en oublient l’honneur qui leur est donnée de défendre leur patrie au cours d’une compétition internationale. Ils ne chantent pas l’hymne national là où toutes les autres équipes le font. Ils ne savent pas aligner deux mots de Français (mention spéciale à Evra avec ses « relever des montagnes »,  « je vais jouer avec tout le professionnel que j’ai, et autres «ce qui se dit de droite à gauche»...), et prennent des décisions invraisemblables (arrêter les entraînements etc…). Attention, pas de racisme dans ces précédentes, car les "blancs" peuvent eux aussi être pointés du doigt. Mais, comme les nombreux JRI présents en Afrique ou lors des entrainements en témoignent, le clan, le pouvoir, est détenu par les trois personnages précédemment cités.

 

 

Par leur comportement inacceptable, quelques joueurs ont détruit tout un groupe et salit l’honneur sportif de leur pays. La presse mondiale rigole, la France pleure.

On n’a que ce que l’on mérite, disait l’autre. Hélas, les Français ne méritent pas cela, et surtout, ces joueurs, ne méritent pas tout l’argent qu’ils ont. La juste punition ? L’exclusion à vie de l’équipe de France. A Laurent Blanc, futur entraîneur de l’équipe nationale, nous souhaitons bonne chance, et surtout, bon courage. Le courage de prendre les décisions qui s’imposent…

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by SimSalatrim - dans Société
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commentaires

UcCaBaRuCcA 02/07/2010 18:27



ps: moi non plus je n'aime pas trop la photo...



UcCaBaRuCcA 02/07/2010 18:22



ça prend une ampleur dramatique parce que la France en maque de repère (politique, ideologies et religion sont decredibiliser depuis 50 ans) à chercher ces reperes dans le sport. Alors que les
sportifs ne sont que... des sportifs.


Le mythe de l'esprit sportif reste un mythe qui ne se fonde sur rien. Le vrai esprit sportif c'est, au mieux, un esprit d'equipe et de solidarité, au pire un esprit de competition exacerbé.


Alors voilà, la religion à mis 2 000 ans à s'ecrouler en France, la politique et les ideologies 200 ans, le sport à mis 10 ans avant qu'on ne s'apercoive de la supercherie...



deux pieds décollés 02/07/2010 08:50



Et Re-noi, on peut dire Re-noi?


Plus sérieusement, la corde de pendu, dans l'illustration, c'est tout de même un peu violent. Il y a un truc, dans toute cette histoire, de l'ordre d'un tribunal populaire, appelant au
lynchage, qui est assez malsain. Etrange, aussi, le fait que "l'image de la France" (l'image de n'importe quel pays) se joue aujourd'hui dans le foot. Sans doute, c'est le sport le plus
populaire, et je serais bien hypocrite de m'en plaindre, mais il est quand même intrigant que cela prenne une telle ampleur politique.



BéréniceV 29/06/2010 17:09



On s'en fout du foot!!!! De toutes façons la France est un pays de fouteurs de rien avec à sa tête un gros naze inculte: il donne le modèle... Pauvre France!!!!



SimSalatrim 21/06/2010 20:41



D'accord. Je pense personnellement que c'est juste un anglicisme qui ne renvoie à aucune connotation.



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