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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 02:49

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Béni soit l'ignorant.

Béni soit le paradis, avant que l'Homme ne touche à l'arbre de la connaissance, lorsqu'il se contentait de vivre pour vivre, en travaillant juste ce qu'il fallait pour mieux apprécier le repos, en s'éloignant de sa compagne juste ce qu'il fallait pour mieux apprécier de la revoir. Béni soit l'Homme qui ne se posait pas de questions philosophiques sur la vie, parce que de toute façon, il était là, Dieu. Réponse Universelle. La recherche de la vérité n'a commencé qu'une foi celle-ci perdue.

Béni soit l'Homme lorsqu'il était animal de Dieu, au Paradis. Qu'est donc l'Homme du paradis sinon un animal?

Béni soit-il lorsqu'il ne cachait pas sa nudité, parce qu'il ne savait pas, il ne se "rendait pas compte".

Béni soit l'Homme qui n'était pas curieux (on dirait aujourd'hui à tort qu'il était simplet) et qui ne se préoccupait pas de savoir mais d' "être", comme les animaux, exister pour exister.

 

Et pourtant, nous l'avons mangée, la pomme; poussés par la curiosité (sans doute est-ce le premier défaut de fabrication de l'histoire). L'Homme n'a pas voulu s'abandonner complètement à Dieu, il a voulu compter sur ses propres forces, voler de ses propres ailes. Il n'a pas voulu l'écouter. Il est sorti du Paradis comme un fils abandonne la maison du père, prêt à se brûler les ailes en échange de liberté et d'émotions. L'homme veut Savoir, il veut connaître la vérité, le bien comme le mal. C'est ici que commence l'histoire de l'humanité. Le savoir, les premières inventions, la production, les armes, la guerre, les premières atrocités. L'évolution croit en parallèle avec la destruction. C'est une malédiction de l'humanité. L'homme a abandonné le Paradis car il ne voulait plus être un animal.

Hier, aujourd'hui, demain, ce qui nous attends est corruption, abus, violence, torture. Depuis les premiers temps, l'humanité est marquée par son pêché originel. L'Homme, qui est un grand stratège, essaye de résister à cet enfer en fermant les yeux, en se construisant sa propre image du monde, un postiche de quiétude dans un cercle infernal dantesque. C'est comme cela qu'il se sauve d'aujourd'hui et qu'il peut continuer à avancer jusqu'à demain. Mais en faisant ainsi il renonce à la passion qui l'a porter sur Terre: la passion pour le savoir, la passion pour la recherche de la vérité; et il reste à mi-chemin, entre paradis et enfer, pour l'éternité de la vie.

 

Aujourd'hui nous n'avons jamais été aussi loin d'Adam et Eve. Je crois que le Paradis est ici, sur Terre, mais nous n'arrivons pas à le voir ni à le vivre, à cause de notre esprit qui manque de légèreté, qui est trop lourd, notre cerveaux nous encombre. Nous recherchons la vérité dans le fin fond de l'Univers alors qu'elle est là, en nous. Légèreté de l'esprit et du coeur, renoncement à l'omniscience et abandon totale à Dieu: c'est le prix du Paradis.

 

Mais une fois la pomme mangée, il est impossible de retourner en arrière.

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Published by UcCaBaRuCcA - dans Culture
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commentaires

UcCaBaRuCcA 13/06/2010 19:42



C'est ça SimSalatrim.


Selon la bibble Dieu a donné à l'homme le libre arbitre, car il considere que croire en lui sous la contrainte n'a aucune valeur, alors qu'un homme qui choisit d'avoir la foi, ça c'est un vrai
signe d'amour.



SimSalatrim 13/06/2010 19:26



La tentation de la pomme était-elle inévitable? Si Dieu (omniscient), a crée l'homme ainsi, c'est qu'il devait savoir qu'au cours de sa vie sa création serait soumise à ce qu'on appelle le libre
arbitre. C'est finalement deux conceptions qui s'opposent. Dieu veut-il des êtres qui respectent sa parole à la virgule près (des marionettes en somme), ou alors attend-il que ses créatures
prennent des décisions propres, face à des choix que Dieu leur a présenté mais dont l'issue finale dépend de l'homme lui-même? Dieu (omniscient), pouvait-il ignorer que l'homme deviendrait
curieux, perturbé, aventurier, craintif, colérique, vindicatif? Et surtout, qu'il disposerait du libre arbitre qui lui permettrait de faire le tri entre bons et mauvais choix? Assurément, Adam et
Eve, ont du faire le mauvais, condamnant l'humanité entière par la suite.  



UcCaBaRuCcA 13/06/2010 11:06



Bien d'accord, d'ailleurs je me demande pourquoi dans la culture populaire on parle de pomme d'Adam! cela dit le titre aurait été difficilement comprehensible si j'avais mis entre l'Homme et
l'animal: une figue! Cela dit, sur le fond, aucune importance.


Ce qui est beau dans la Bibble, meme pour les non croyants, c'est que ce sont des textes d'une richesse infinie. Avec des clef de lectures infini, et d'une portée revolutionaire inestimable.
Personellement je trouve qu'on ne s'appuie pas assez sur l'ancien testament que juifs, Chretiens et musulmans ont en commun pour nous rapprocher. Je trouve le passage sur la nudité exceptionelle
et révolutionaire, encore aujourd'hui. Oui, nous avons honte de notre corp. Nous le cachons. Je regardais une émission il y a quelques mois sur des indigénes sudamericain qui vivait dans une
bulle, coupé du monde. Il ne comprenait pas pourquoi l'homme blanc mettait des vetements, ça n'avait aucun sens pour eux, c'etait touchant.



Anon 13/06/2010 03:48



Bien d'accord sur le fond, mais je ne pense pas qu'il s'agissait d'une pomme. Nul mention de pommier dans le récit. Par contre, lorsqu'ils entendent YHWH arriver, après qu'ils aient mangé le
fruit,  Adam et Eve sont dit se confectionner des pagnes avec des feuilles de figuier. Il semble assez probable que ce soit de ce même arbre qu'ils aient mangé le fruit...


Sur la 'nudité', il ne faut pas non plus oublier que ce mot est composé des même consonnes, en hébreu (et la bible ne comprenait à l'origine que les consonnes), que la 'ruse'. Quand le texte dit
que "le serpent est le plus rusé des animaux", on pourrait lire "le plus nu". Et quand Adam et Eve sont dits "découvrir qu'ils sont nus", on pourrait lire aussi "qu'ils sont rusés". Alors, le
serpent ne leur a donc pas menti ?


Je crois effectivement que la confiance qu'avaient Adam et Eve en YHWH avant de manger le fruit leur était innée, et de peu de valeur. S'ils en étaient resté là, ils seraient devenus un peu comme
le fils aîné dans la parabole dite du 'fils prodigue'. En mangeant le fruit, ils ont bien fait comme nos enfants lorsqu'ils décident de quitter la maison familiale, ou comme le fils cadet de la
parabole. Et quand nous les voyons revenir, quel bonheur !



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